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CLIN D'OEIL

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Mercredi 23 novembre 2005

 

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tout le monde connait parfaitement le "peau rouge" ou indien d'amérique.sa personnalité ses coutumes et ses croyances ont été l'objet d'innombrables livres et films épiques ou il est représenté comme un sauvage emplumé dont la coutume barbare consiste à collectionner les scalps,ce qui le rapproche des chasseurs de tetes d'Amazonie.
Ses reflexes sont lents,c'est pourquoi il ne ressent pas la douleur et peut pratiquer les rites les plus cruels sans sourciller. il n'a pas de coeur et torture sans pitié ses victimes impuissantes. il traite ses nombreuses femmes comme des betes de somme. il ne respecte jamais les traités et gagne les batailles uniquement grace a la superiorité numérique ou la trahison,car en combat loyal,sa valeur est loin d'atteindre celle des courageux soldat blancs. l'indien,naturellement peu loquace, est taciturne. il sourit rarement et ne parle que par breve monosylabes.

 LES INDIENS SONT DE GRANDS BAVARDS

Voici 150 ans que les indiens s'efforcent de perpétuer ces mythes, afin de ne pas désapointer les blancs qui les ont imaginés!! En effet,selon les nombreux historiens américains ayant étudié les indiens de tres près et dont certains ont vécu des dizaines d'années parmis eux, jamais le portrait d'une race n'a été altéré avec autant de désinvolture.
S'il est parfois exact que les indiens ne parlent guère lorsqu'ils se trouvent au milieu d'hommes blancs, cette attitude exige de leur part un véritable effort et ils ne font là que jouer un role qui leurs a été imposé par la litterature et le cinéma.
En réalité, l'indien est un individu loquace et adorant les plaisanteries. celles-ci sont d'un caractère plutot pratique que spirituel, mais ne sont jamais cruelles.
Les "peaux-rouges" ont un instinct si grégaire que rien ne leur plait autant que les fréquents conseils de tribus, au cours desquels ils tiennent d'interminables palabres. A l'heure actuelle ils parcourent encore des centaines de km a cheval ou dans de vielles automobiles, afin prendre la parole dans ces "pow-wow".
lorsque les premiers trafiquants blancs explorèrent l'ouest, ils se moquaient de la naiveté des peaux-rouges avec lesquels ils échangaient des miroirs contre des fourrures. Mais en fait les miroirs rendaient aux indiens autant de services que les fourrures en rendaient aux blancs, car ils leur permettaient d'utiliser un code de signaux lumineux beaucoup plus rapide que les fameux nuages de fumée.

INSENSIBILITE

les premiers Américains attribuaient l'insensibilité apparente des indiens a leur reflexes plus lents que ceux des blancs. l'absence de manifestations extérieures semblait prouver que les indiens ne ressentaient pas la douleur au meme degré qu'eux. En réalité, ils ont exactement les memes reflexes et éprouvent les memes souffrance que nous, mais ils ont appris à maitriser leur douleur et a cacher leurs émotions.
Ceci ne veus pas dire-comme l'ont laissé supposer certaines narrations-que les enfants indiens soient torturés pour apprendre à supporter la douleur.
les historiens s'accordent pour déclarer qu'aucun d'entre eux n'a jamais vu un indien ou une indienne gifler un enfant, ce qui n'empéche pas les jeunes indiens d'etre -parait-il- les enfant les mieux élevés. un petit indien ne crie pas quand il souffre. il n'eprouve nulle peur pour un chatiment corporel qui n'éxiste pas, mais plutot la crainte du ridicule et le desir d'égaler son père ou ses ainés, dont il est toujours extremement fier.
la cruauté légendaire des indiens dans les combats ne s'est manifestée qu'a l'aparition des blancs.Avant eux , les batailles étaient conduites suivant des régles qui transformaient les guerres en une véritable compétition chevalresque. l'une de ces regles ne disait-elle pas qu'un homme n'avait le droit de frapper son ennemi que quatre fois au total? S'il le tuait au premier coup, il lui était permis d'en assener trois autres. un homme pouvait également etre frappé par quatre guerriers différents, mais il ne devait en aucun cas recevoir plus de quatres coups. les honneurs de la guerre se gagnaient par divers exploits, qui devaient etre certifiés exacts par des témoignages irrefutables, meme au cours de la mélée la plus confuse. Chaque faits d'armes valait une plume a son auteur.

LES PLUMES ETAIENT RARES

ceci nous amène aux hordes hurlantes d'indiens couverts de plumes de la tete aux pieds que l'on voit déferler sur tous les écrans de cinéma. En réalité tres peus d'indiens en portaient, car chaque plume etait le signe d'une distinction spéciale gagnée au cours d'une bataille, distinction décernée uniquement suivant un code tres compliqué.
Le grand chef GRAZY HORSE (cheval fou), l'un des plus grand guerriers de l'histoire indienne, ne s'est jamais rendu au combat avec le crane couronné de plumes.
Sa seule marque distinctive consistait en de simple signes blancs dessinés sur son front et ses pommettes, ainsi que quelques pierres blanches sacrées attachées a sa chevelure.

UNE IVENTION ANGLAISE: LE SUPPLICE DU SCALP.

L'une des coutumes les plus barbares et les plus réputées des indiens -le scalp de leur ennemis- n'est pas d'origine indienne. Elle fut imaginée par les blancs au cours de la guerre que les anglais livrèrent aux francais, avec l'appuis de certaines tribus peaux-rouges. Les anglais exigeant de leurs alliés indiens la preuve irréfutable du nombre d'ennemis qu'ils avaient tués, les peaux-rouges coupaient purement et simplement les tetes de leurs victimes et les jetaient aux pied de leurs alliés.
Les anglais considérèrent cependant ce système comme quelque peu répugnant. ils ordonnèrent donc aux indiens de ne rapporter que la chevelure. L'idée plut aux peaux-rouges et se repandit d'une tribu a l'autre. elle devança les blancs américains dans leur conquete vers l'ouest, et lorsqu'ils rencontrèrent les tribus indiennes, ils considérèrent l'horrible coutume comme une preuve de la barbarie des peaux-rouges.

(extrait de l'article de Jaques SANDERS parut en 1963)

 
 
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